Base des textes conventionnels en matière de formation professionnelle
Bandeau

   
Etat des négociations de branches
 
Recueil des avis du CPNFP

14. Divers (mise à jour 2000)

 

 

21 avril 1999

 

a) Courrier de Mme Catherine Barbaroux (Déléguée générale à l'emploi et à la formation professionnelle), sur un projet d'accord-cadre entre l'Etat, l'Association ouvrière des compagnons du Tour de France (AOCDTF) et la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment (FNCMB) : Intervention de Monsieur Malicot, Directeur de la formation de l'AOCDTF

 

Suite à une demande d'avis formulée au CPNFP par la Délégation Générale à l'Emploi et à la Formation Professionnelle (Annexe 1), le CPNFP procède à l'examen du projet d'accord-cadre qui pourrait être conclu entre l'Etat, l'AOCDTF et la FCMB, sur les conditions de recours aux contrats de qualification des jeunes qui sont formés dans le cadre de leur Tour de France. M. Malicot, directeur de la formation à l'AOCDTF, apporte en séance des précisions complémentaires.

Les modalités dérogatoires visées par l'accord concernent :

  • la possibilité pour le jeune de bénéficier de plusieurs contrats de qualification pendant son Tour de France, les différents contrats permettant atteindre l'objectif final de qualification, prévu au début du tour de France.
  • le déroulement de la formation réalisée en partie en dehors de la durée habituelle de travail dans l'entreprise.

Prenant acte du fait que la durée maximum de la formation ne dépasse pas 1200 heures sur une durée d'exécution des contrats de trois ans et un coût total de prise en charge par les OPCA de 72 000 F, et que la rémunération du jeune, incluant le paiement des heures supplémentaires correspondant à la formation, est au moins égale au SMIC, le CPNFP décide de donner un avis favorable pour une durée de trois ans, aux demandes de dérogation présentées par l'AOCDTF et la FCMB. Les présentes orientations définies par le CPNFP, ne pourront être mises en œuvre que dans le cadre d'un accord conclu entre la DGEFP, l'AOCDTF et la FCMB.

Toutefois, le Comité propose à l'AOCDTF et à la FCMB de rechercher une solution adaptée au cadre législatif et réglementaire en vigueur, et d'émettre de nouvelles propositions, avant l'échéance du présent accord-cadre.  

Compte tenu de cette décision, le CPNFP adressera à Mme Barbaroux, un courrier lui indiquant les orientations et décisions prises.

 

b) Mise en œuvre des contrats de qualification conclus par certaines entreprises non couvertes par une convention collective de branche (courrier de Mme Van Lerberghe du 27 novembre 1999)

 

Le CPNFP a été saisi par Mme Rose-Marie Van Lerberghe (Annexe 2), du problème soulevé par l'application de l'article L. 981-1 du code du travail, pour la mise en œuvre de contrats de qualification préparant à une qualification non diplômante, dans les entreprises non couvertes par une convention collective de branche (EDF-GDF, La Poste, France Telécom, la SNCF). Le MEDEF qui a rencontré les responsables formation de ces entreprises, informe le CPNFP de la situation propre à chacune de ces entreprises, et des métiers spécifiques préparés dans le cadre de contrat de qualification.

Le CPNFP décide de donner un avis favorable à la proposition de Mme Van Lerbergue, sous réserve que l'entreprise ne relève pas d'une convention collective de branche et que les règles générales posées par l'AGEFAL en matière de contrat de qualification soient respectées, à savoir une durée maximum de 1200 heures de formation par contrat et un coût moyen de formation de 60 F. de l'heure.

Les entreprises qui répondent à ce critère, devront donc soumettre au CPNFP la liste des qualifications pouvant être préparées par contrat de qualification, liste dont l'élaboration aura fait l'objet d'un accord préalable des partenaires sociaux au sein des instances de négociation propres à chacune des entreprises. Cette liste devra être accompagnée des éléments (référentiels métiers…) relatifs à la mise en œuvre de ces contrats de qualification.

 

14.1.1 Emplois jeunes

 

 

7 avril 1998

Le CPNFP réuni le 7 AVRIL 1998 est informé que certains conseils d'administration d'OPCA ont adopté des délibérations leur permettant d'opérer des transferts de fonds de l'alternance en faveur du financement de la formation dans le cadre des emplois jeunes.
Le CPNFP décide d'adresser un courrier aux OPCA qui ont voté des délibérations leur permettant d'organiser des transferts de fonds en faveur du financement des emplois jeunes. Ce courrier leur indiquera que cette possibilité ne leur est pas ouverte dans le cadre juridique actuel de leur activité ; un courrier sera également adressé à Madame VAN LERBERGHE afin que l'information soit transmise aux DDTEFP.


14.1.2 Prélèvement exceptionnel

 

 

29 octobre 1998

Les membres du CPNFP réuni le 29 OCTOBRE 1998 prennent connaissance du courrier signé conjointement par Martine AUBRY et Nicole PÉRY les informant du prélèvement de 500 millions de francs, sur les fonds de l'AGEFAL et de la couverture par l'État des dépenses exposées au titre de contrats d'insertion en alternance, si l'AGEFAL venait à exposer des besoins de trésorerie. Une information sur la notion de « fonds de concours » utilisée dans le courrier, sera transmise aux membres du CPNFP.

 


1er décembre 1998

François TRAISNEL informe les membres du CPNFP qu'il a demandé au Groupe National de Contrôle une note sur la notion de « fonds de concours », utilisée dans le courrier signé conjointement par Martine AUBRY et Nicole PÉRY. Cette note qui doit être validée par le cabinet de Nicole PÉRY, sera adressée aux membres du Comité dès sa réception.
Dominique de CALAN précise que le fonds de concours « est une décision volontaire de remettre des fonds au ministère des finances pour alimenter une ligne budgétaire dans des conditions d'utilisation négociées par celui qui apporte les fonds ».
Compte tenu de cet élément et des besoins ponctuels et exceptionnels estimés dans certains secteurs, le CPNFP réuni le 1er DÉCEMBRE 1998 donne mandat aux STN pour définir, en fonction des comptes qui seront transmis par l'AGEFAL en début d'année, les éléments qui pourront être négociés avec les pouvoirs publics. Un groupe de travail se réunira le 9 FÉVRIER 1999 pour préparer la rencontre avec les pouvoirs publics.

 

9 septembre 1999

Affectation de l'AGEFAL au fonds de concours

Le CPNFP, réuni le 9 septembre 1999, est informé des courriers adressés par le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, et la Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle à l'AGEFAL, au sujet du versement des 500 millions de francs affectés au fonds de concours (Annexe 7).

Cette question a également été évoquée au cours de la rencontre du 7 septembre, avec le cabinet de Madame Péry. Les STN ont rappelé à cette occasion que le règlement interviendra sur décision du conseil d'administration de l'AGEFAL, soit après la réunion du 22 septembre 1999.

Les informations communiquées en séance sur la volonté du gouvernement d'effectuer de nouveaux prélèvements sur les fonds gérés par l'AGEFAL et le COPACIF -prélèvements qui porteraient à 4,6 milliards de francs le montant global des prélèvements effectués depuis cinq ans sur les fonds de la formation professionnelle- donnent lieu à un vif débat et à de fortes réactions de la part des membres du CPNFP.

Après concertation au sein des deux collèges, le Comité décide de recommander au conseil d'administration de l'AGEFAL, de procéder au versement des 500 millions de francs. Au préalable, un courrier sera adressé à Madame Péry, lui rappelant les dispositions sur lesquelles le CPNFP attend une confirmation définitive : le règlement du dossier des pilotes, la mise en place des nouvelles mesures relatives au calcul des excédents et la prise en compte du régime fiscal particulier des OPCA et des opérateurs.

Considérant que les nouveaux prélèvements prévus par le gouvernement sont inacceptables, le CPNFP demande que les STN adressent un courrier à Madame Péry pour lui faire part de l'indignation du Comité et d'autre part, faire valoir l'incohérence de cette décision alors que les pouvoirs publics veulent développer la formation tout au long de la vie, dont le congé individuel de formation est l'une des formes privilégiées. En outre, les organisations de salariés et d'employeurs, prenant appui sur la position des STN, sont invitées à faire une démarche auprès du gouvernement pour dénoncer les prélèvements opérés par l'Etat sur les dispositifs de formation professionnelle, gérés par les partenaires sociaux.